Partager l'article ! Ce que la bourse attend de la FED: Dans la vidéo ci-après, Olivier Delamarche, le gérant de Platinum Gestion explique sur BFM le comportem ...
Dans la vidéo
ci-après, Olivier Delamarche, le gérant de Platinum Gestion explique sur BFM le comportement des marchés : les mauvaises nouvelles de fond sur l'économie (chiffres du chômage réel,
croissance réévaluée à la baisse, dette des Etats historiquement colossale , records successifs du cours de l'or qui signifie que la monnaie perd de sa valeur...etc) provoquent... de l'optimisme
!
En effet, car les investisseurs sont persuadés (à raison) que Ben Bernanke, le président de la réserve fédérale américaine, va créer de la monnaie une deuxième fois (le premier quantitative easing se monte à 1700 milliards de dollars créés entre mars 2009 et mars 2010) pour repousser les échéances en achetant les créances pourries du secteur financier (notamment les actifs pourris immobiliers). Le Quantitative Easing 2 crééra 2000 milliards de dollars de plus fraîchement "imprimés".
La monnaie nouvellement créée sert également à acheter un autre type de créances pourries (dettes qui ne seront pas
payées) : des bons du trésor américains, c'est à dire à prêter directement ou indirectement (via les banques qui recoivent l'argent créé) de l'argent au gouvernement américain. L'intérêt
est d'éviter aux Etats-Unis d'avoir à payer des taux d'intérêts exhorbitants (comme la Grèce) aux investisseurs pour que ceux-ci veuillent bien leur prêter l'argent dont ils ont besoin. Et ça
marche : Les Etats-Unis paient 2,7% d'intérêt contre 5% pour l'Espagne. Pourtant l'Espagne a un dette publique de 53% de son PIB alors que les Etats-Unis ont
une dette publique de 92% de leur PIB. Du coup, même si la Chine achète de moins en moins de dette américaine et refourgue même ses Bons du trésor pourris
pour faire du shopping (pétrole, terres agricoles, entreprises et technologies
occidentales depuis 2008), ça ne se voit pas...
Mais pourquoi l'Espagne et la Grèce ne font-ils pas la même chose ? Ils n'ont
pas la maîtrise de leur monnaie puisque c'est la même dans toute la zone euro. C'est le Conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne (BCE) qui décide, c'est à dire en
définitive les allemands. Et les allemands savent très bien ce que finit par valoir la
monnaie quand on la créé au point qu'elle n'inspire plus confiance.
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